Terre Entière, voyages culturels Voyages culturels
Voyages culturels
Voyages culturels Voyages culturels Croisières culturelles Pèlerinages et itinéraires spirituels
Brochures Actualités Albums-photos Voyages sur mesure Contact Qui sommes-nous ?





Le drapeau irakien peint sur un mur au Kurdistan




Petit déjeuner avec l'évêque d'Erbil et le supérieur du séminaire




Erbil : la citadelle




Qaramles et Qaraqosh, villages chrétiens




Alqosh, patrie du prophète Nahum




Des amis à Zakkho




Mosquée à Erbil




Jeune kurde au pont de Zakkho




Les séminaristes à Saint-Paul-Hors-les-Murs




Enfants irakiens à Alqosh




Mouvements pour la paix en Irak


I. Entretien : pourquoi se rendre en Irak ?

     Pierre Simon, chargé de communication, s'entretient avec Hubert Debbasch, PDG de l'entreprise, au sujet de la situation en Irak et de l'initiative de commencer à y proposer des voyages (date de l'entretien : 19 août 2008).

Pierre Simon : Hubert Debbasch, vous vous êtes rendu en Irak au cours de l'été. Quel était le but précis de ce déplacement ?

Hubert Debbasch : Il est difficile de répondre de manière trop rapide à cette question. Essayons donc de nous en tenir à l'essentiel. Terre Entière a développé depuis de nombreuses années des relations avec des spécialistes de l'Irak présents en France. J'ai moi-même organisé un circuit à Bagdad et dans les grands sites archéologiques alentour en 1999. Depuis, dans les circonstances que chacun connaît, cela n'avait pas de sens d'essayer de former le moindre projet. A la suite d'une enquête rigoureuse et de nombreuses consultations, je me suis rendu compte qu'il était temps, maintenant, de me rendre sur le terrain pour à la fois mieux comprendre la situation du moment et pour envisager sérieusement la possibilité d'organiser des voyages là où c'est possible.


Pierre Simon : Nous parlons de l'Irak, mais votre séjour et les voyages que vous proposez ne se déroulent qu'au Kurdistan. Peut-on vraiment parler de voyages en Irak ? N'y a-t-il pas aussi un risque de déception par rapport aux grands sites archéologiques du pays qui ne pourront pas être visités ?

Hubert Debbasch : Comme vous le savez, le Kurdistan irakien fait partir intégrante du pays. Les Kurdes qui vivent en Irak sont des Irakiens ! Depuis 1991, le Kurdistan est une province autonome et Saddam Hussein avait perdu toute emprise sur la région à partir de cette date. Même son survol était formellement interdit. A partir de là, les Kurdes, qui avaient subi une répression souvent atroce vont commencer à reprendre souffle.


Pierre Simon : L'intervention américaine de 2003 a-t-elle frappé la province du Kurdistan ? Comment celle-ci est-elle considérée et quelle est la situation actuelle dans cette région de l'Irak ? Que perçoit-on sur place ?

Hubert Debbasch : L'intervention des Etats-Unis ayant eu pour objet de toucher les lieux de pouvoir marqués par l'emprise de Saddam Hussein et de son entourage mais aussi tous les foyers de résistance, elle a frappé avant tout des territoires de l'Irak qui se situent en dehors du Kurdistan. Cette province continue un mouvement de développement et d'essor économique qui a commencé dès 1991 et ne s'est même pas interrompu pendant la guerre civile (NDLR : celle-ci a opposé de 1994 à 1998 les partisans des deux principaux partis politiques kurdes irakiens : le PDK et l’UPK). Dans l'ensemble, l'intervention américaine est considérée de manière très positive par les Kurdes. Elle comporte un certain nombre de conséquences douloureuses, surtout pour les réfugiés dont je parlerai plus tard, mais les Américains ne sont pas mal vus ! Dans la province, on se sent partout en sécurité mais des signes de détresse montrent que la guerre n'est pas loin, derrière les frontières.


Pierre Simon : Vous parlez de conséquences douloureuses et vous évoquez la guerre. Pourquoi y aurait-il plus de conséquences aujourd'hui qu'en 2003 alors que des signes laissent espérer un apaisement même hors du Kurdistan ?

Hubert Debbasch : Sur place, dans tous les coins de la province, j'ai senti une réelle joie de vivre, surtout chez les plus jeunes qui n'ont pas connu toutes les épreuves évoquées. Mais en tout lieu, j'ai senti aussi une souffrance : celle de tous les Irakiens qui sont venus, parfois très récemment, se réfugier au Kurdistan pour trouver la paix. Ils ont trouvé cette paix, ils ont le plus souvent trouvé un très bon accueil, mais la plupart d'entre eux ne parvient pas à entrevoir un avenir : les problèmes économiques sont nombreux du fait de cet afflux de populations et il est très difficile, notamment pour les minorités, de trouver un travail et une place dans la société. Il y a aussi la souffrance et la solitude terribles de toutes celles et ceux qui se sont réfugiés au Kursistan après avoir perdu la plupart des leurs qui ont été tués à Bagdad ou dans les environs, et même à Kirkouk ou à Mossoul. Une partie des leurs est restée dans ces contrées et se trouve en grand danger. Eux-mêmes rendent parfois visite aux leurs sans savoir s'ils les retrouveront ni même s'ils ne prennent pas des risques excessifs en se rendant hors du Kurdistan.


Pierre Simon : Vous évoquez les minorités. On entend assez souvent parler des chrétiens d'Irak ? Font-ils partie de ces minorités et y en a-t-il d'autres ?

Hubert Debbasch : Les chrétiens font, bien entendu, partie de ces minorités. Il y a au Kurdistan des réalités paradoxales chez les chrétiens. Avant l'intervention américaine, il y avait déjà bon nombre de chrétiens, le plus souvent kurdes, qui résidaient dans la province autonome. Depuis quelques années, un afflux de chrétiens arabes qui trouvent ici refuge viennent accroître sensiblement la proportion de chrétiens vivant au Kurdistan, alors que les chrétiens vivant dans le reste de l'Irak disparaissent rapidement, trop menacés par l'islamisme radical. Le paradoxe réside à la fois dans le fait que les chrétiens, tout en étant plus nombreux, restent une minorité et sont le plus souvent traités comme tels, mais aussi dans le fait que bien des chrétiens se trouvent là comme en transit, cherchant à s'exiler plus loin, au Proche-Orient, en Europe ou ailleurs, afin de trouver une solution durable en faveur de leurs familles. Mais les minorités sont composées de bien d'autres populations : c'est le cas d'Arabes musulmans qui ne supportent pas l'islamisme radical et son intolérance ou pour lesquels les conséquences quotidiennes et souvent désastreuses de l'intervention américaine ne permet plus la vie dans leur région. D'autre part, le Kurdistan a toujours été composé de minorités dont la culture originale ne permet pas une identification profonde avec l'identité kurde ou avec des tendances fortes des autorités politiques. Pensons par exemple aux Yézidis que les voyageurs rencontreront.


Pierre Simon : Qu'en est-il des juifs ? En avez-vous rencontré au cours de votre voyage ?

Hubert Debbasch : La situation des juifs en Irak, autant qu'il est encore possible de parler de leur présence, est réellement dramatique. Après la création d'Israël en 1948, le nouvel État a mené des campagnes pour encourager les juifs d'Irak à venir s'y installer. En quelques années (1949-1952), ce sont plus de 120 000 juifs qui ont fait leur alyah. Ni les Britanniques ni les Américains ne voyaient ce départ d'un bon œil mais ils n'ont quasiment rien pu faire pour l'empêcher. Après la révolution de 1958, c'est un peu l'inverse qui s'est produit dans la mesure où l'on commence à contraindre les juifs à quitter l'Irak. Et à partir de l'accession au pouvoir de Saddham Hussein, les juifs encore présents en Irak n'auront vraiment plus aucun choix. C'est l'exil ou la disparition. Seuls quelques individus doivent encore vivre dans la capitale irakienne. Je n'ai donc, hélas, pas rencontré un seul juif mais j'ai trouvé des signes très émouvants de la présence ancienne de communautés. Je pense notamment au village d'Alqosh, patrie de Nahum, et à la synagogue qui entoure la tombe du prophète.


Pierre Simon : Terre Entière propose donc maintenant des voyages en Irak. Est-ce bien raisonnable ? Que pensez-vous de ce qui est dit dans les Conseils aux voyageurs au sujet de l'Irak sur le site du ministère français des Affaires étrangères ?

Hubert Debbasch : Non, ce n'est pas raisonnable à ce jour de se rendre n'importe où en Irak. Oui, c'est possible, intéressant, important et agréable de se rendre en toute sécurité en Irak aujourd'hui à condition de respecter un certain nombre de consignes : ne se rendre que dans les lieux qui ne sont pas menacés, préparer chacune des étapes du voyage en très étroite coopération avec les autorités civiles et religieuses, rester en contact permanent avec des personnes qui vivent sur le terrain et être accompagné par celles-ci dans les déplacements. Concernant les Conseils aux voyageurs, j'ai passé deux heures d'entretien avec le Docteur Frédéric Tissot, représentant de la France à Erbil (NDLR : Erbil est la capitale du Kurdistan). Il était à juste titre fier d'avoir réussi à faire passer l'Irak du rouge à l'orange dans les recommandations du Quai d'Orsay ! C'est un homme qui connaît très bien le pays, qui est profondément apprécié sur le terrain et il se réjouit des initiatives qui aident la province à se développer. Entendons-nous bien, avec l'estime que j'ai pour Monsieur Tissot et les fonctions qui sont les siennes, il n'est pas question d'attendre de lui la moindre caution à nos initiatives. Terre Entière assume seule la responsabilité de ces nouveaux voyages.


Pierre Simon : En proposant un Noël en Irak à la fin du mois de décembre 2008 et des voyages culturels en 2009, ne craignez-vous pas d'engendrer une certaine confusion dans les esprits ? Quelle sera la véritable différence entre un pèlerinage proposé à des chrétiens et un voyage culturel ?

Hubert Debbasch : Tous ceux qui connaissent déjà Terre Entière savent que nous sommes particulièrement vigilants : la distinction des domaines va de pair avec le fait que nous sommes à la fois les spécialistes du pèlerinage chrétien et les spécialistes du voyage culturel. Je n'ai jamais entendu l'un de nos voyageurs qu'il soit athée, agnostique ou pratiquant d'une autre religion se plaindre du ton que nous donnons à nos voyages culturels ! En revanche, il est clair que nous avons choisi de nous appuyer sur nos amis et maintenant partenaires du Grand Séminaire du Patriarcat chaldéen de Babylone. Je les remercie vivement. Sans eux il aurait été fort difficile de construire un tel projet. Nous serons les premiers à organiser des voyages en Irak et l'infrastructure d'accueil dans les différentes villes du Kurdistan où nous nous rendrons nécessite de s'appuyer sur des ressources autres que l'hôtellerie traditionnelle.


Pierre Simon : Serez-vous du voyage ?

Hubert Debbasch : J'accompagnerai le Noël en Irak avec bonheur. Les deux circuits culturels de 2009 seront en compagnie de Catherine Sudre, excellente conférencière qui accompagne déjà de nombreux circuits chez nous. Nous avons limité l'effectif de chaque voyage à vingt participants (NDLR : c'est l'effectif maximal habituel de tous les voyages culturels de Terre Entière), y compris pour Noël. Je regrette que le prix de chacun de ces voyages soit aussi coûteux. Les prix aériens restent très élevés par un manque évident de concurrence. Les prestations hôtelières, pour autant que nous y ferons appel, sont parfois plus coûteuses que dans le centre de Paris.


Pierre Simon : Et les assurances ?

Hubert Debbasch : Notre assureur AXA a été prévenu de cette initiative. Les voyages en Irak seront couverts comme tous les autres, sans aucun supplément de coût pour cette destination.


Pierre Simon : Des journaux italiens ont annoncé la venue à Prague et à Rome de séminaristes irakiens. Terre Entière est-elle informée de cette venue ?

Hubert Debbasch : Nous sommes tout à fait informés puisque nous avons été les organisateurs de cette belle visite. Ce sont 25 prêtres et jeunes séminaristes de tout l'Irak qui ont passé une vingtaine de jours en Europe. J'étais avec eux à Rome il y a quelques jours. Ils sont maintenant rentrés chez eux, très heureux de cette escapade dont tous avaient besoin après des années redoutables. Après trop d'attaques, le grand séminaire de Bagdad dont nous sommes partenaires s'est exilé à Erbil. C'est là que nos groupes logeront pendant une bonne partie du séjour.


Pierre Simon : Les programmes qui sont maintenant publiés sur Internet et bientôt dans les brochures ne sont pas présentés de la même manière que d'habitude. Ce ne sont même pas des programmes. Serez-vous plus précis bientôt ?

Hubert Debbasch : Nous donnerons quelques explications complémentaires aux personnes quand elles demanderont à s'inscrire et que nous aurons compris leurs motivations. Mais le Kurdistan n'est pas immense. En regardant les photos que nous avons mises en ligne sur notre site, chacun peut se faire une idée des lieux visités, de leur splendeur et de leur intérêt.


Pierre Simon : Prochain rendez-vous avec l'Irak ?

Hubert Debbasch : Le 22 décembre, avec les 20 personnes qui se seront inscrites pour célébrer Noël avec nos amis chrétiens qui chantent en Araméen, la langue du Christ. Mais pour plusieurs d'entre nous à Terre Entière, le rendez-vous avec l'Irak est désormais quotidien. Cette destination entre dans notre programmation parce que nous l'aimons vivement et que nous croyons à son avenir.


NOUVEAU COMMUNIQUÉ DE PRESSE AU 20 SEPTEMBRE 2008

     « Depuis l'annonce de nos voyages au Kurdistan irakien, de très nombreux journaux, chaînes de télévision et radios se sont largement fait l'écho dans le monde entier de notre initiative. La plupart des journalistes ont fort bien compris le sens et la portée de nos voyages et ils en ont transmis, chacun selon son talent, une relation et une interprétation. Je tiens à remercier tous les journalistes qui se sont mis en contact avec Terre Entière afin de mieux comprendre et relater nos projets.


     Inévitablement, quelques journalistes moins attentifs à nos propos et plus soucieux d'attirer par le sensationnel que par la réalité toute nuancée d'un pays comme l'Irak et de sa province autonome du Kurdistan ont préféré présenter nos voyages comme des exploits ou des défis, les comparant ou les associant à des circuits dans d'autres destinations réellement dangereuses pour les personnes. Nous comprenons et excusons volontiers cette volonté de faire des raccourcis qui, probablement, suscitent un plus grand intérêt chez un certain nombre de lecteurs que la simple évocation de nos voyages en Irak dans leur humilité et leur sérieux. Nous savons bien que la destination "Irak" n'est pas anodine et nous programmons le Kurdistan irakien après avoir pris toutes les assurances de confort et de sécurité pour nos clients. Mais nous nous démarquons catégoriquement de toute assimilation de nos projets à telle ou telle initative hasardeuse, provocatrice ou irresponsable. Nos voyages au Kurdistan irakien sont préparés avec rigueur et ils ne se rendent pas dans des zones objectivement dangeureuses au-delà des limites de ce qui peut être contrôlé par nos services ainsi que par nos correspondants et amis locaux. Rappelons que Terre Entère n'a jamais hésité, quoi qu'il lui en coûte, à annuler ses circuits à chaque fois que des indices objectifs sur le terrain conduisaient à prendre cette décision. Des pays comme l'Espagne, l'Italie, Israël, le Liban, le Mali, le Cameroun, l'Algérie, l'Éthiopie et bien d'autres ont hélas à certaines époques de notre histoire été momentanément rayés de la liste de nos destinations. L'Irak ne sera pas traité autrement. C'est une question de bon sens et de responsabilité. »

Hubert Debbasch
Président directeur général



 
Terre Entière, voyages culturelsTerre Entière, voyages culturelsTerre Entière, voyages culturels

 

II. Les voyages de Terre Entière en Irak pour 2008 et 2009

     Dans les mois qui viennent, Terre Entière organise un pèlerinage et un voyage culturel (deux départs) dans la province du Kurdistan irakien. En proposant ces voyages, nous souhaitons permettre à celles et ceux qui le désirent de se rendre en Irak selon l'une des approches suivantes :

     - Pèlerinage : Noël en Irak (22 - 29 décembre 2008)

     - Voyage culturel : Irak : l'histoire oubliée (24 avril - 1er mai 2009 & 18 - 25 septembre 2009)

     Pour une première découverte du Kurdistan irakien, vous pouvez dès à présent découvrir les albums photos sur le site Internet de Terre Entière : Voyage en Irak : la province du Kurdistan

_____________________________


     Les médias français et internationaux se font l'écho de l'initiative originale de Terre Entière. Retrouvez quelques articles et reportages consacrés aux voyages au Kurdistan irakien :

        - The New York Times : On War’s Outer Edge in Kurdish Iraq - Dimanche 26 octobre 2008

        - Ouest France : Visiter des pays en guerre, est-ce bien raisonnable ? - Mardi 30 septembre 2008

               Réponse d'Hubert Debbasch aux propos tenus dans Ouest France par le président du CETO

        - Deutsche Welle : Urlaubsreisen in den Irak - Dimanche 28 septembre 2008

        - France Info : Faut-il aller en Irak ? - Samedi 27 septembre 2008

        - Le Figaro.fr : « Ça va devenir normal d’aller faire du tourisme en Irak » - Jeudi 18 septembre 2008

        - France Info : Reportage d'Emmanuelle Daviet - Jeudi 11 septembre 2008

        - La Libre Belgique : Et pourquoi pas des vacances en Irak ? - Mercredi 10 septembre 2008

        - Corriere della Serra : Vacanze di Natale nel Kurdistan iracheno - Mercredi 10 septembre 2008

        - The Guardian : French firm offers trip to Kurdistan, 'the other Iraq' - Mercredi 10 septembre 2008

        - The Guardian : French tour company offers winter getaway to Iraq - Mardi 9 septembre 2008

        - The International Herald Tribune : French tour operator offers Iraqi holidays - Mardi 9 septembre 2008








Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à vous rapprocher de Terre Entière :

Contact vente :
Terre Entière
10 rue de Mézières
75006 PARIS
Nous contacter
Tél. : 01 44 39 03 03 / Fax : 01 42 84 18 99

Contact presse (uniquement)
Pierre Simon - Chargé de communication
Formulaire de contact pour la presse
Tél. : 01 44 39 06 13


Terre Entière, le voyage culturel - Voyages culturels, croisières culturelles, pèlerinages chrétiens - 10 rue de Mézières - 75006 Paris - Tél. : 01 44 39 03 03 - Fax : 01 42 84 18 99